Manger nous permet de fonctionner physiologiquement au quotidien. L’alimentation est souvent une source de plaisir, parfois même de passion. Malheureusement dans certains cas, manger cause des souffrances. On estime aujourd’hui que 17 % de la population française est obèse et souhaite perdre du poids. Parmi ces personnes en surpoids, 17 % souffriraient de boulimie ou d’hyperphagie. Une chose est certaine : santé mentale et alimentation sont intimement liés. Un psychologue peut vous aider à réguler votre alimentation et à dépasser vos troubles pour identifier comment perdre du poids. Notamment grâce à la thérapie asynchrone.

Perdre du poids

Les principaux troubles alimentaires

Les troubles alimentaires désignent un dysfonctionnement dans la manière de s’alimenter. Boulimie, hyperphagie, orthorexie, tous ces mots scientifiques désignent des pathologies qui consistent à se sous-alimenter, trop s’alimenter, ou à contrôler à outrance ses aliments. S’ils peuvent être le problème de santé principal, les troubles alimentaires comptent souvent parmi les diverses manifestations d’un autre trouble mental. On constate notamment un fort taux de dépression et d’anxiété parmi les personnes obèses.

Mais ces personnes seraient-elles en dépression ou anxieuse à cause de leur poids, comme aimerait nous faire croire notre société, toujours plus stigmatisante ? Rien n’est moins sûr.

Les troubles alimentaires ne sont pas causés par la nourriture en elle-même. On ne souffre pas de boulimie parce que l’on est trop gourmand ou d’anorexie parce qu’on est un mangeur tatillon. Certains aiment beaucoup manger, d’autres moins. Les troubles alimentaires permettent d’exprimer et d’illustrer d’autres souffrances comme un besoin de contrôle, une envie de disparaître après agression ou des violences, un appel à l’aide… De nombreuses, sinon toutes les souffrances sont susceptibles de s’exprimer via une alimentation dysfonctionnelle.

La boulimie et l’hyperphagie

La boulimie et l’hyperphagie désignent la prise compulsive de nourriture. Dans le cas de la boulimie, le patient « compense » pour éviter une prise de poids via des vomissements, une prise de laxatifs ou un jeûne strict. Dans le cas d’hyperphagie, le patient ne compense pas et subit donc une prise de poids rapide.

L’anorexie

L’anorexie désigne la difficulté ou le refus de s’alimenter. Les malades anorexiques souffrent souvent de dysmorphie et craignent la prise de poids. Ce trouble entraîne une perte de poids volontaire compliquée à pallier. L’anorexie peut également être la conséquence indirecte d’une maladie entraînant une perte d’appétit, ou d’une phobie (peur de certains aliments, de certaines maladies liées à la nourriture). Le patient anorexique arrête de s’alimenter correctement, parce qu’il craint de perdre du poids ou parce que l’ingestion de la nourriture est trop anxiogène pour lui.

L’orthorexie

L’orthorexie est un trouble alimentaire dont on ne parle pas depuis très longtemps. Il concerne le besoin incontrôlable de manger sainement et par effet miroir l’angoisse irrationnelle face aux aliments considérés comme dangereux. À l’instar de l’anorexie, l’orthorexie peut se justifier par le « besoin » de contrôler son alimentation, mais peut aussi être la conséquence de phobies alimentaires. Il existe différents niveaux d’orthorexie, certains patients évitent « simplement » les aliments ultra transformés ou peu nutritifs, quand d’autres excluent petit à petit tous les aliments par crainte grandissante et irrationnelle de leur effet néfaste.

Les troubles alimentaires

Troubles mentaux et obésité: cause ou effet ?

Les troubles du comportement alimentaire, ou TCA, dont nous parlons ci-dessus, sont des troubles qui se caractérisent par l’alimentation. L’alimentation est au cœur du trouble. Mais on observe également que tous les troubles mentaux ont un lien particulier avec la nourriture et qu’ils sont souvent facteur aggravant d’obésité.

Anxiété ou dépression

Selon les profils de malades, la nourriture peut-être une réponse réconfortante à ces troubles chroniques particulièrement douloureux. Notamment, quand on a appris pendant l’enfance à chercher le réconfort dans la nourriture. Il s’agit pourtant ici d’un cercle vicieux, puisque plus l’on mange, plus on est anxieux. Les changements corporels et les stigmas entraînent de l’angoisse et peuvent déprimer encore plus, et donc pousser à manger, etc.

Les troubles compulsifs

Les maladies entrainantes des pulsions comme les troubles de la personnalité borderline, la bipolarité ou encore le TDAH, peuvent également favoriser l’hyperphagie et l’obésité puisqu’elles se caractérisent entre autres par des comportements compulsifs qui peuvent aussi concerner la nourriture.

Les addictions

Les personnes ayant des problèmes d’addiction en général sont souvent concernées par les troubles alimentaires. Soit parce que la nourriture vient compenser la substance bannie au moment du sevrage, soit parce que la personne développe une addiction à la nourriture. Ou enfin parce que la consommation de drogue en elle-même a souvent un impact majeur sur l’appétit.

Les traitements médicamenteux

Dans certains troubles psychiques plus sévères, des traitements médicamenteux sont prescrits. Or, un grand nombre d’entre eux jouent sur le poids et sur l’appétit. Ce qui peut entraîner une prise de poids importante.

Que l’on soit victime d’un trouble du comportement à proprement parler, d’une maladie mentale qui entraîne parmi ses nombreux effets un dysfonctionnement du comportement alimentaire, ou comme c’est souvent le cas une comorbidité (les personnes souffrant de TCA souffrent également souvent d’autres troubles mentaux, qu’ils aient été révélés par le TCA ou qu’ils soient prévalents): l’alimentation est souvent au cœur des pathologies mentales.

Un psychologue peut vous aider à aborder la nourriture de façon plus sereine et à mieux comprendre les raisons qui justifient votre comportement alimentaire. Pour le rendre plus paisible et satisfaisant.

Comment perdre du poids

Les mécanismes psychologiques derrière les troubles alimentaires

L’alimentation, c’est dans la tête

Quoi de plus naturel que manger ? Dès la toute petite enfance, nous lions avec la nourriture un rapport intense. Le bébé hurle pour signaler sa faim et plus tard, il chipe et goûte tout ce qui tombe à sa portée. Une sucrerie permet de consoler le chagrin d’un petit-enfant. On se souvient tous des plats de notre enfance, véritables madeleines de Proust… Et le terme est bien choisi puisque la madeleine se déguste avec gourmandise. Notre alimentation tient une place majeure dans nos vies, et quoi de plus logique puisque c’est justement elle qui nous permet de rester en vie et en bonne santé.

Mais pour bien manger, encore faut-il aller bien. Loin d’être fluide pour tout le monde, la manière de se nourrir est propre à chacun et corrélée à son histoire personnelle. En bref, tout le monde entretient une relation unique avec la nourriture. Certains la craignent, d’autres s’y réfugient, et encore d’autres l’adulent. Une chose est certaine, notre manière de manger exprime et reflète notre état psychologique. Et si on mange avec plaisir, mais (relative) modération quand on est heureux, les troubles mentaux ou les moments de détresse psychologique peuvent influencer notre alimentation, et notre prise de poids. Même si un psychologue peut vous aider à la réguler.

Quand l’alimentation fait souffrir

Manger n’est pourtant pas source de plaisir pour tout le monde. Du moins ce plaisir peut souvent être accompagné d’anxiété. On ne mange pas non plus toujours par faim ou gourmandise. D’ailleurs, on remarque que dans la plupart des maladies mentales, la façon de s’alimenter est souvent dysfonctionnelle. Les principaux symptômes de la dépression ou de l’anxiété sont par exemple une variation de l’appétit. Pour certains, la nourriture devient un véritable refuge, mais aussi une véritable source d’angoisse au fur et à mesure qu’elle prend de plus en plus de place dans notre vie et que l’on voit son apparence changer. Pour beaucoup de malades atteints de troubles psychologiques, la question alimentaire est un véritable casse-tête souvent chargé de culpabilité. À la fois cause de souffrance, mais aussi de soulagement, la nourriture et le corps avec elle deviennent des ennemis insidieux contre lesquels il faut lutter, alors même que cette façon de manger et ce corps qui change se contentent d’envoyer des signaux qui alertent sur un mal-être plus global.

Corrélation entre troubles alimentaires et troubles psychiques

Si la question de l’alimentation (ou la non-alimentation) prend beaucoup de place dans la plupart des troubles psychiques, voire occupe même la place principale dans certains cas, c’est parce qu’elle est assez révélatrice des pathologies rencontrées, mais également parce que les conséquences d’une façon de manger dysfonctionnelle se répercutent souvent de façon visible sur le physique. Ce qui entraîne souvent des complexes importants qui ne font que renforcer le mal-être. Notamment dans les cas de prise de poids qui font suite à des crises d’hyperphagie.

L’hyperphagie et la déprime : un cercle vicieux

L’hyperphagie désigne le fait de manger de façon compulsive de grosses quantités de nourriture. L’hyperphagie dans de nombreux cas de mal-être psychologique. Qu’ils soient compulsifs ou non. Sans forcément aller jusqu’à la compulsion, de nombreux malades dépressifs ou anxieux se réfugient dans la nourriture pour soulager leur mal-être.

Une étude réalisée sur 150 patients obèse révélait que 75 % d’entre eux présentaient des troubles de l’humeur. 60 % des troubles anxieux. Ces études mériteraient d’être menées auprès d’un plus grand échantillon pour être totalement interprétables, mais ces chiffres permettent d’esquisser les prémices d’une tendance : les personnes obèses semblent particulièrement concernées par les fragilités psychologiques.

L’image de soi, et notamment celle renvoyée par la société joue probablement un rôle dans ces problématiques psychologiques. Plus on mange, plus on a honte et plus on déprime. Et plus on a honte et plus on déprime, plus on se réfugie dans la nourriture.

Pourtant, on peut également voir le problème dans l’autre sens. Puisqu’il est désormais prouvé que de nombreuses maladies mentales comptent l’hyperphagie parmi leurs symptômes, l’obésité pourrait aussi être un signe de maladie mentale prévalente. Et non pas l’inverse. Une psychothérapie adaptée peut vous aider à soulager votre esprit. Et par la même occasion, vous aider à perdre ce poids qui vous encombre.

Comment un psychologue peut vous aider avec vos problèmes de poids

De nombreuses personnes se battent aujourd’hui avec des problèmes de poids. Sur base de leur IMC (indice de masse corporel), on estime qu’environ 47 % de la population française, est en surpoids. Les problèmes de poids, et d’alimentation occupent donc une place prépondérante dans notre société.

Manger, c’est dans la tête

On mange pour survivre. Mais personne ne s’alimente de façon neutre. Même inconsciemment, nos assiettes contiennent toujours un peu de notre histoire personnelle. La nourriture se place au cœur de nos interactions sociales : on cuisine pour les gens qu’on aime, on partage un bon repas au restaurant. L’alimentation est également au coeur de nos désordres intimes. Certaines personnes sombrent dans l’hyperphagie pour se cacher derrière un corps imposant. D’autres se réfugient dans la nourriture lorsqu’elles sont angoissées ou cherchent du réconfort. Les troubles compulsifs nous poussent à manger sans faim/ on veut remplir le vide en nous de façon symbolique avec de la nourriture… En bref, l’alimentation sert à exprimer ou à étouffer de nombreux malaises.

Il est donc judicieux, lorsque l’on veut perdre du poids, de se pencher dans un premier temps sur les raisons qui nous poussent à trop manger, ou mal manger et d’observer ses habitudes alimentaires pour tenter de les cerner. Et c’est là que le psychologue intervient. Votre thérapeute va explorer avec vous votre rapport avec la nourriture. Il vous aidera à comprendre quel rôle la nourriture joue pour vous, et ce qu’elle vous permet d’exprimer, de refouler ou de compenser.

Il est inutile de chercher à perdre du poids si les difficultés qui vous poussent à manger subsistent. Traiter seulement les symptômes vous permettra d’être soulagé un moment, mais pas d’aller mieux à long terme. Il est donc capital de traiter en psychothérapie les problématiques mentales de fond : manque de confiance, mauvaise image, traumas… Les raisons de manger de façon dysfonctionnelle sont nombreuses.

Perdre du poids grâce à une psychothérapie asynchrone

Pour pouvoir démêler au quotidien votre fonctionnement alimentaire avec votre psychologue, celui-ci peut vous proposer une thérapie asynchrone.

À la différence de la thérapie traditionnelle qui se tient en ligne (visioconférence, appel) ou en cabinet à intervalles réguliers, définis à l’avance, la thérapie asynchrone vous permet d’échanger quotidiennement avec votre thérapeute via messages ou enregistrement. La thérapie asynchrone n’a pas de rythme prédéfini. Vous avez donc la possibilité de contacter votre thérapeute par message à tout moment. Celui-ci vous répondra à raison d’une fois par jour (sauf les week-ends). Cette thérapie a l’avantage de vous permettre de vous exprimer à chaud, au moment où l’émotion et le comportement qui vous ont poussé à consulter surviennent.

Comment la thérapie asynchrone peut vous aider à perdre du poids

Grâce à la thérapie asynchrone vous pouvez observer et partager en direct vos habitudes alimentaires avec votre thérapeute. Par exemple, lorsqu’une émotion négative survient et que vous la soulagez avec une prise alimentaire, vous pouvez immédiatement le signaler à votre psychologue et lui décrire ce que vous ressentez avant, pendant et après avoir mangé. Cela vous permet de prendre conscience ensemble des schémas, de leurs déclencheurs et surtout de trouver enfin un moyen de vous en sortir.

En « plongeant » en quelque sorte en immersion dans votre assiette, votre psychologue peut vous aider à identifier ce qui se passe en vous, et ainsi vous aider à trouver une autre manière de vous soulager quand l’angoisse ou la déprime sont trop fortes. Avec la thérapie Asynchrone, votre thérapeute s’immerge dans votre assiette et analyse dans le détail les émotions qui vous traversent au moment M. Cette thérapie vous permet également de prendre conscience de votre propre conduite. On mange souvent sans y penser, sans même s’en rendre compte. Signaler les prises alimentaires, puis décrire ce qui nous traverse, nous permet de prendre conscience de nos habitudes, et ainsi de les changer, tout en douceur.

Vous cherchez à perdre du poids ? Nos thérapeutes peuvent vous aider grâce à la thérapie asynchrone.

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